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Jean-François Gigand

Un fil plutôt qu’un inventaire

Ingénieur et auteur, je construis des outils et des méthodes pour rendre les territoires, les modèles et les décisions plus lisibles et discutables.

Ce que je cherche à faire

Je travaille à la rencontre de l’informatique, des cartes, des données et des situations concrètes. Un logiciel, un indicateur ou une représentation n’est jamais seulement technique : il sélectionne ce qui devient visible, relie certains objets, en écarte d’autres et prépare des manières d’agir.

Mon travail consiste à construire ces outils tout en gardant leurs choix discutables. Cela passe par le développement logiciel, les systèmes d’informations géographiques, l’adaptation climatique, la formation et l’écriture.

Montrer les systèmes concrets derrière les mots, les modèles et les interfaces — sans confondre la représentation avec le réel qu’elle cherche à éclairer.

Jean-François Gigand
Portrait d’archive, publié avec l’intervention OpenData en 2012.

Activités actuelles

Construire, expérimenter, transmettre

  • Géonef

    Je conçois et développe des plateformes cartographiques qui relient données, territoires, usages et représentations. Géonef porte aussi des projets culturels et des outils d’ingénierie.

  • Climae

    Climae explore une ingénierie du climat située : partir des ouvrages, des territoires et des mécanismes physiques pour construire des indicateurs paramétriques et des décisions d’adaptation explicables.

  • Écrire et transmettre

    Les articles et les formations prolongent le travail technique : ils mettent les modèles en discussion, rendent les méthodes transmissibles et relient les outils aux formes de jugement qu’ils engagent.

    Lire les articles · Voir les formations

Travaux actuels

Des réalisations, pas seulement des sujets

Ces quatre travaux donnent une forme concrète au parcours : produit climatique, médiation sonore, enseignement et ingénierie logicielle. Chacun dispose désormais d’une fiche courte qui distingue le contexte, le problème, ma contribution, le résultat et les choix techniques.

Quelques origines

Premiers travaux, questions durables

Ces projets anciens ne forment pas un palmarès. Ils montrent plutôt des questions apparues au début de mon parcours et que je continue d’approfondir : comment une connaissance se construit-elle depuis le terrain ? Comment représenter ensemble l’espace et le temps ? Comment rendre les données réellement accessibles et appropriables ?

  • Vue cartographique et photographie d’une carrière souterraine

    2008–2011 · Terrain et contribution

    Cartographie collaborative des carrières souterraines

    Le projet Catapatate est né d’explorations collectives des carrières souterraines d’Île-de-France. Il fallait organiser des lieux mal documentés, relier cartes, récits, photographies et contributions, puis construire l’outil adapté à cette pratique.

    Ce travail contient déjà une question qui demeure centrale : comment une communauté produit-elle une connaissance située, avec ses sources, ses lacunes et ses usages propres ?

  • Interface cartographique et chronologique de Cart’Histoire

    2010–2011 · Espace, temps et récit

    Cart’Histoire

    Cart’Histoire représentait les faits historiques à la fois sur une carte et sur une chronologie synchronisée. L’utilisateur pouvait changer d’échelle, filtrer une période et composer des séquences de présentation.

    Le projet posait déjà le problème du spatio-temporel : un même fait change de sens selon l’espace visible, la période choisie, le fond de carte et la manière dont le récit se déroule.

  • Logiciels et plateformes contributives associés à l’OpenData

    2012 · Données ouvertes et communs

    De l’OpenData aux citoyens

    Cette intervention menée avec Raphaël Velt interrogeait l’écart entre publier des données et les rendre réellement accessibles. Elle reliait compétences distribuées, métadonnées, API, logiciel libre et plateformes contributives.

    Les exemples techniques ont vieilli ; la question reste actuelle : l’ouverture ne devient effective que si les données peuvent être comprises, transformées, discutées et reliées à des communautés d’usage.

Les publications complètes et leurs visuels sont désormais conservés sur ce site. Leur vocabulaire, leurs références et leurs outils appartiennent à leur époque ; une courte introduction actuelle permet de les situer sans réécrire l’archive.

Une continuité

Du sous-sol aux faits historiques, des données ouvertes au climat, les objets ont changé d’échelle. Le fil demeure : partir d’une situation concrète, construire une représentation opérable, puis rendre visibles ses sources, ses choix et ses limites.

Les textes récents reprennent ces questions avec d’autres moyens et dans d’autres contextes.